Salut,
C'est dans le cadre de ma formation en techno pédagogie que je me suis retrouvée à créer un blog, chose dont je n'avais aucune idée de son existence avant mon arrivée dans cette école. alors je découvre ce qu'est un blog et en plus j'en crée un.
Alors il sera question dans ces pages de vous parler de mon séjour à l'école normale supérieure de Yaoundé et de tout ce qui me passera par la tête et que je voudrai partager.
Par ailleurs, je pourrai apporter des modifications quand au design du blog car je suis encore en pleine découverte.
J'ai ainsi réparti mes articles en catégories et je pourrai en ajouter d'autres en fonction de mon inspiration et des consignes du département.
Pour le moment il y a les catégories suivantes:
Accueil
DITE
DIVERS
lundi 11 janvier 2016
vendredi 31 mai 2013
CE QUE L’INFORMATION PEUT FAIRE ET CE QU’ELLE PEUT AIDER A DEVELOPPER
La multiplication des postes
radio, des journaux et salles de ciné ne s’accompagnent pas nécessairement d’un
progrès social. Les moyens d’information conviennent pour certaines tâches et
non pour d’autres et qui plus est de la façon dont ils sont utilisés dépend
leur résultat. Les moyens d’information contribuent au développement national
en aidant à provoquer des transformations plus précisément l’adoption de
nouvelles coutumes, pratiques et dans certains cas, l’introduction de nouvelles
relations sociales. Ces modifications de comportement reposent nécessairement
sur des transformations profondes des attitudes, des convictions, des
techniques et des normes sociales.
Pour
s’assurer d’une transformation sociale qui puisse apporter le développement, il
faut d’abord tenir compte des valeurs culturelles qui sont étroitement liées à l’organisation sociale et
économique ensuite considérer les relations sociales du groupe concerné. Car
elles ont une influence importante sur le changement d’attitudes et il y a
réticence car les personnes éduquées se rétractent souvent à l’ordre jadis
préétablit et enfin mettre sur pied un
programme d’enseignement des techniques nécessaires. Une société qui commence à
se développer manque nécessairement de spécialistes. Pour faciliter les
transformations sociales, il faut que le progrès des connaissances techniques
aille de pair avec le développement.
En ce qui
concerne l’utilisation efficace des moyens de communication d’une part, il y a
le risque d’échec, d’inefficacité dus à un manque de connaissances de la
culture des personnes concernées par le développement. Une
action locale est encore plus importante pour la prise de décisions qui sont à
la base de la plupart des transformations locales. L’exemple de la
démonstration sur place a une valeur inappréciable. Tous ceux qui ont prêché
par l’exemple comme Margaret Mead ou Kemal Ataturk ont eu des résultats
positifs de la part de la population qui se sentait plus confiante en ce qu’on
leur proposait. Ainsi apparaît la
deuxième condition de l’utilisation efficace des moyens de communication :
il faut savoir distinguer entre ce que ces moyens peuvent faire et ce qu’ils
peuvent aider à faire. Tous les pays en voie de développement doivent donc
apprendre à délimiter les domaines où
les moyens d’information peuvent exercer une action efficace par eux-mêmes et
ceux où ils ne peuvent que favoriser la
communication personnelle, afin d’en tirer un produit maximal. Pour participer
à la transformation sociale exigée par le développement national, l’information
doit jouer un triple rôle. Premièrement, la population doit être informée au
sujet du développement national ; deuxièmement, il faut donner à la
population la possibilité de participer intelligemment aux décisions et en
dernier lieu, il faut enseigner les techniques nécessaires. Parmi les rôles
cités que doit jouer l’information, le premier (information et observations)
peut être directement accompli par les moyens d’information. Quant au second à
savoir l’élaboration des décisions, les moyens d’informations ne peuvent
qu’aider à accomplir et le dernier à savoir l’enseignement peut être accompli
en partie directement , en partie en liaison avec différentes formes de
communication personnelle.
cet artcile s'est inspiré du livre de Wilbur Schramm dans l’information et
le developpement national
jeudi 16 mai 2013
PERCEPTION AUTOUR DU PRESERVATIF
Comme nous l’avons relevé dans l'artcile portant sur les perceptions autour du sida, le traitement n’existe pas, seule
la prévention est le moyen le plus efficace de lutte. Le plus privilégié ici
est le préservatif ou condom ou capote anglaise, il est utilisé en Afrique et
présente l’avantage d’être moins coûteux et facilement accessible. Il s’avère être
une innovation par rapport aux pratique sexuelles et par rapport aux rapports
sexuel normal, selon les canons traditionnels.
De ce fait, promouvoir l’utilisation
du condom suppose un changement de comportements chez les prostituées et leurs
clients et la question qui surgit reste
celle de savoir comment amener ces individus à changer leurs pratiques. A la
base, il y a le problème de l’attitude vis-à-vis du sida qui conditionne les
motivations au changement. Cette attitude dépend de la représentation que l’on
se fait de la maladie, de la perception que l’on a et des connaissances qu’ont
les individus à son sujet. « Si par attitude, nous entendons des
idées fondamentales relatives au monde, idées dirigeant la conduite des
individus et forgeant leur personnalité, nous posons pour acquis le fait que
l’attitude précède et dirige la pratique. » (p30). Il est possible de
créer dans ce cas, des réflexes dans l’utilisation du condom, sans que l’attitude
vis-à-vis de la maladie ait été profondément modifiée. Le procédé classique
souvent utilisé pour susciter un changement de conduite est celui du changement
d’attitudes, provoquant le changement de pratiques.
Les structures sociales sont
encore celles des sociétés dites traditionnelles se caractérisant par la
permanence et une certaine résistance aux changements. Le changement au sens de
G.Rocher comme une transformation au sein d’une collectivité affectant de manière
durable la structure ou le fonctionnement de l’organisation sociale et
modifiant le cours de son histoire (1968, p81). Il faudra qu’un changement
s’opère au niveau des structures mentales régissant le représentation de la
maladie et du rapport sexuel au sein de la collectivité, pour que l’attitude et le comportement des individus soient
modifiés. Ou alors, il faudra que l’individu réussisse à renverser en lui les
schémas traditionnels de la représentation de la maladie et du condom pour
laisser place à de nouveaux. L’amulette ou le fétiche sont pour beaucoup plus
efficaces pour se prémunir contre la maladie que le condom.
Ayant recueillis des informations
auprès des prostituées, l’auteur Béat note que « l’idée communément admise
relative au refus d’usage du condom est que les hommes y sont réticents » (p39) et « il y a chez
les femmes un blocage suscité par la répulsion à accueillir dans son corps un
élément plastique pour lequel elles ne
savent pas très bien quelles en seraient les retombées ». Pour les
hommes, le condom représente une limitation au plaisir, et une frustration
certaine du fait du dépôt du sperme hors du vagin féminin lors d’un rapport
sexuel, et laisse un sentiment inachevé. Une des justifications principales alléguées,
à savoir la diminution du plaisir, se rattache aussi à toute conception
traditionnelle du rapport sexuel ; celui-ci a pour but soit la
procréation, soit la jouissance.
Dans le cadre du rapport de type
prostitutionnel, il s’agit pour l’homme de jouissance, d’exprimer, en
satisfaisant un besoin biologique, sa virilité, en se servant de la femme,
utilisée alors par lui comme support. Il exprime à travers sa virilité toute se
vigueur, et l’acte sexuel devrait être un acte complet. Il est en fait perçu
comme un combat dans lequel l’homme devrait manifester sa domination, sa
supériorité vis-à-vis de la femme. Celle-ci passe nécessairement par le fait
d’arriver à un orgasme accompli, et une éjaculation directe dans le sein de la
partenaire. A cause de cette image sociale, de cette conception du rapport
sexuel, le port du préservatif -qui bloque totalement une éjaculation dans le
vagin de la partenaire - s’oppose à cette réalisation. Il y a une réticence et
une frustration chez l’homme à voir son « précieux » liquide séminal
se répandre hors du vagin de sa partenaire, cela relève du gaspillage ou une
perte frustrante. Le condom court-circuit le
déroulement normal du rapport sexuel et laisse à l’individu un sentiment
d’inachevé, de non accomplissement totale et à l’opposé de ce qu’il
rechercherait en allant chez la prostituée.
Dans le rapport sexuel, il y a
deux objectifs : exprimer la virilité de l’homme et permettre la procréation
pour la femme. Ainsi, il exprime la force physique de l’homme, sa virilité et
sa domination sur la femme. Pour la procréation, il permet d’élever la femme à
un statut de mère respectée et responsable dans la société traditionnelle. Le
rapport sexuel moderne se veut rapport
protégé des risques de contamination des MST et de maternité. Le condom
se présente comme une innovation contribuant à un certain développement de nos
populations en les protégeant des MST et des maternités non désirées. Dans le même ordre d’idées, F. Perroux (1961
pp16) définit le développement
comme « une combinaison des
changements sociaux d’une population qui
la rende apte à faire croître cumulativement et durablement son produit réel et
global ». Alors, le condom devrait pouvoir s’y inscrire en tant que
facteur de changement des comportements
sociaux en vue du mieux être des populations. Il y aurait lieu de ne plus faire
« capoter » mais du faire porter au sein de la population à haut risque.
Bibliographie
- F.Perroux : Qu’est ce que le développement in Etudes, Janvier 1961
- Guy Rocher : Introduction à la sociologie générale, tome3, le changement social, Edition H.M.H, points, Ltée, 1968.
samedi 11 mai 2013
PERCEPTIONS DU MALADE DU SIDA
Selon Didier Fassin
« maladie et médecine » ( pp 40) « d’une manière générale, on
peut observer que la réalité biologique de la maladie ne correspond pas à la réalité
de celui qui en est atteint ( c’est d’ailleurs également vrai en France si l’on confronte « la maladie
du médecin » et « la maladie du malade » pour reprendre les
termes de Leriche) ».
La séropositivité affecte
l’image de soi à travers la perception
de son propre corps considéré dangereux. La peur apparaît doublement : la
peur pour soi du fait de son statut sérologique et celle de contaminer l’autre.
Si la peur peut être misez à distance dans les autres moments de al vie quotidienne,
les rapports sexuels la rappellent toujours. La sexualité s’en trouve ainsi
altérée de diverses façons : renoncement à la vie sexuelle, baisse du
désir, insatisfaction des relations affectives et sexuelles, dysfonctionnement
sexuel, perturbation des relations amoureuses ou encore multiplication des
rencontres sexuelles non investies ou dévalorisées.
La gestion du risque est
particulièrement complexe chez les femmes parce que dans les représentations
sociales de la maladie, la séropositivité féminine est souvent déniée. Les
femmes séropositives ont d’extrêmes difficultés à se présenter comme telles,
confrontées à un triple stigmate : la souillure, la dangerosité et la
blessure.( séropositivité, vie sexuelle et risque de transmission du VIH, 1999)
Le sida touche des domaines existentiels
fondamentaux, tabouisés et refoulés comme la sexualité, la maladie, la mort,
l’homosexualité ; la toxicomanie, la prostitution. En République Fédérale
d’Allemagne, la maladie affecte toujours la minorité en premier, surtout les homosexuels
masculins et les toxicomanes par voie intravénimeuse. Le sida renvoie au style
de vie. On tient la personne responsable de son style de vie et de la
contamination par le VIH. Puis on dégage sur lui la responsabilité pour la
santé de la population, si nécessaire par des mesures étatiques restrictives.
Dans le cas du sida, les tendance à
l’exclusion et à l’éloignement fondées sur les peurs de contact et de contagion
sont incomparablement plus fréquentes, plus directes et apparemment justifiées
par les possibilités réelles de contagion. Les proches n’apportent qu’un soutien
pratique et morale minime, souvent la famille, les amis, collègues se retirent.
Aux séropositifs et aux sidéens, on ne témoigne guère la compassion dont fait
l’objet des malades du cancer en dépit de sentiments ambivalents. Le taux de
suicide élevé laisse apparaître la grande tension nerveuse dont sont soumis les
séropositifs.
Selon Goffman, le porteur de
stigmate accepte les valeurs sociales dominantes et va , en conséquence
ressentir de la honte. A partir de ce postulat, l’auteur a identifié l’éventail
des stratégies que les porteurs de stigmate utilisent pour gérer les tensions
apparaissant au cours de leur contact avec les « gens normaux », il
en identifie trois :
·
L’individu cache l’attribut dévalué afin d’être
accepté comme quelqu’un de normal
·
Il essaie de réduire la signification de la
condition de personnes stigmatisée plutôt que de nier son existence
·
Il décide au contraire de se retirer de la vie
sociale et de ne plus participer aux activités qui impliquent un contact avec
les gens normaux.
En ce qui concerne la première
stratégie, Goffman considère que lorsque la situation est discréditable, la
tache principale de l’individu est de gérer l’information qui pourrait conduire
au fait d’être discrédité. Ce phénomène est particulièrement saillant dans le
cas du sida oùles premiers individus atteints étaient le plus souvent
homosexuels ou toxicomanes, da,ns ce cas, le stigmate attaché à ces groupes
sociaux est venu s’ajouter à celui de la maladie les personnes atteintes étant ainsi souvent
doublement stigmatisées. Les études de Rose Weitz montrent que la
confidentialité est un enjeu central. Les personnes atteintes interviewées tentent
d’éviter la stigmatisation en
cachant leur maladie, ou en sélectionnant soigneusement les personnes
auxquelles elles peuvent la révéler et dans quelles circonstances. Aussi, pour
tester l’éventuelle réaction de leur interlocuteur, se présentent-elles parfois
d’abord comme des personnes ayant des malades dans leur entourage. Les travaux de
Micheal Pollak et de Marie-Ange Schiltz montrent également, pour les personnes homosexuelles
contaminées, toutes les difficultés de la gestion d’une « identité
indicible ».
Bibliographie
- Mara Viveras : la relation entre médecines et maladies, in sociétés, Developpement et santé, Didier Fassin et Yannick Jaffre et Al, Edition Marketing/ Ellipses, 1990
jeudi 9 mai 2013
PERCEPTIONS AUTOUR DU SIDA
Une compréhension globale du sida
dans ces multiples dynamiques requiert une perception sociale large.
Le sida au Cameroun du fait de
l’ignorance suscite bien des sentiments controversés, la peur pour certains, la
curiosité pour d’autres, chez plusieurs des discours ironiques et une indifférence.
Dans les rues, on remarque une kyrielle
de définitions, interprétations réelles ou imaginaires du sigle et des
commentaires divers sur la maladie. On parle de « syndrome inventé pour
décourager les amoureux », de « salaires impayés depuis avril »
ou « encore salaires insuffisants et difficilement acquis ». Le terme sidéen est ainsi passé dans le lexique d’insultes en Afrique
pour désigner un individu anormalement maigre. Dans certains
cas, l’homme a tôt fait de diagnostiquer un cas de sida chez un malade en état
de dépérissement et pour lequel, ni
médecin, ni médicament n’ont pu réussir le malade ou à identifier une maladie
connue (surtout si le sujet avait un comportement sexuel libertin).
Le sida a également été le thème de
quelques chansons, notamment au Cameroun avec
la chanson célèbre dont a été tiré l’indicatif de message de prévention
radio diffusé et donnait un sérieux avertissement aux populations :
« le sida ne pardonne pas » que le public a tôt fait de
réplique : « le sida me pardonnera ».
Le fait qu’il existe des traductions
locales du sigle et ses commentaires rendent compte de l’impact certain des médias
pour sensibiliser les populations sur ce mal dans un certain sens. Dans un sens,
on est en droit de penser que ces interprétations pour le moins originales expriment une autre réalité : le sida
n’est pas sous nos cieux une réalité
primordiale pour les hommes comme il
l’et pour les services de santé. Face aux divers problèmes auxquels il doit
faire face, le sida se trouve être un mal parmi d’autres qui tendent à raccourcir de vie de l’Afrique.
Le sexe qui reste l’un des
loisirs à la portée de tout un chacun est le lieu de défoulement du trop pleins
de frustrations. Et comment le laisserait-on interdire pensent les gens, ou en
restreindre l’usage en brandissant la menace
du sida ? Comment pourrait-on laisser le préservatif ajouter aux
frustrations déjà existantes, celles d’un rapport manqué à cause de la menace
du sida ? C’est ainsi qu’il faut traduire ces réactions quelque peu
surprenantes vis-à-vis du message de la prévention du sida.
Dans le même sillage, seconde
interprétation du sigle traduit le fait que l’état des salaires et la
périodicité de payement de ceux-ci de plus en plus irréguliers, constitue un souci plus immédiat que celui du
sida, non seulement pour l’individu mais aussi pour toute une suite de parents dépendant
de sa bourse pour subvenir à des besoins primaires.
Pour la plus part de nos congénères,
le sida s’il est reconnu comme incurable, reste la maladie de
« l’autre ». Avant, on en parlait comme une maladie des
« européens » surtout qu’elle fut associée aux pratiques
homosexuelles plutôt rares au pays. Plus tard, lorsqu’on dépista plusieurs cas
au Cameroun, et que route une campagne d’information fut faite, le public commença
à s’y intéresser sérieusement même lorsqu’à la télévision, ces action
d’information présentaient des sidéens, plusieurs sont restés et restent
sceptiques. L’argument brandi est que la personne n’a jamais vu un sidéen dans
la réalité , soit que ces sidéens présentés à la télévision pourraient tout aussi
être des malades frappés par d’autres maladies présentant les mêmes symptômes(
tuberculose, touchés par la famine, cancéreux etc.)
En Europe, on avait même qualifié
cette maladie de « cancer de gay » puisque ayant été décelé chez des
jeunes homosexuels de NeW-York et de Californie. Si des découvertes ultérieures
ont limité la validité de cette assertion, il n’en reste pas moins qu’elle
touche plus fortement certains milieux haut risque en raison de ses habitudes
sexuelles.
Pour terminer sur ce qui est dit sur
le sida, nous passeront à la strate de l’intelligentsia pour reprendre une des
ses productions, interprétant également à sa manière le sigle. Un journaliste
ivoirien l’a défini comme « le syndrome d’une intelligentsia déficitaire attaquée.»
pour cette catégorie de personne, le souci primordial, le péril le plus grave menaçant
l’Afrique serait celui de la diminution des intellectuels de la réflexion et
celui de ses préoccupations de la
« chair ».
Dans les sociétés dites animistes,
la maladie est souvent conçue comme la conséquence d’une violation des lois
divines, ou d’une offense aux esprits ancestraux ou encore d’une calamité
venant de l’au-delà, de Dieu en état quasi permanent de courroux dont il
faut apaiser ou s’attirer des
bénédictions par des rites et des célébrations diverses. Si avec l’introduction
de la médecine moderne, nous ne sommes plus à ce stade, notons néanmoins que
beaucoup considèrent que la maladie a des origines surnaturelles (sorts jetés, pratique
maléfiques, sorcellerie etc.) et ici, le sida n’y échappe pas et (cela d’autant
plus qu’il n’est pas soigné par la médecine classique). Selon Mara Viveras,
« la relation entre médecines et maladies » (D.Fassin, 1990), la manière dont les gens
interprètent, classent les symptômes de la maladie détermine leur trajectoire thérapeutique,
qui peur être orientée ou déviée à la suite d’une non satisfaction des
résultats escomptés, par les soins prodigués à l’hôpital par exemple, amener le
malade à se diriger vers les médecine parallèles (marabouts, divins, églises,
hommes de dieu, guérisseurs, naturopathe etc.). Dans le même ouvrage, Marc-Eric
G « le malade et sa famille »
note que très souvent, les causes de la maladie et la trajectoire thérapeutique est déterminée par la famille
du malade. Le processus dans lequel le malade
est engagé( soupçons, conflits familiaux) aux différents praticiens se fonde
sur une logique familiale ; toute la maladie qui n’est pas rapidement résorbée
aboutit la plupart du temps à des soupçons d’agression d’un tiers( parents,
voisins, collègues de travail, par l’intermédiaire oui non d’un fétiche) envers
le malade : agression d’un sorcier
qui dévore le double du malade, mais aussi agression parfois involontaire
par des fétiches ou tout simplement par des paroles énoncées à l’encontre du
malade.
Dans le même ordre d’idées, deux
types d’interprétations ont aussi émergées, au début de cette épidémie, selon
JODELET : dans un premier cas, on l’aperçoit comme une « maladie
punition » « frappant la licence sexuelle ».
Dans un autre cas, on la
considère comme extrêmement contagieuse, au-delà de ce qui est rationnellement
admissible. Markovaé et Wilkie on ainsi relevé dans la presse des
expressions où le sida est, comme le fut la syphilis, donné pour effet d’une
société permissive, condamnation ders conduites dégénérées, punition de
l’ « irresponsabilité sexuelle », fléau dont « les bons chrétiens qui ne rêvent pas
de se conduisent mal »sont épargnés. Elles observent corrélativement un
repliement sur les valeurs familiales traditionnelles qui est à la fois un garant de la protection
contre la maladie et une défense d’un ordre moral conservateur. D’où la dénonciation
des mesures visant à assurer uns vie sexuelle libre mais saine, par l’usage des
préservatifs notamment.
L’autre dimension de la
représentation de cette maladie fait émerger une perception spécifique du mode
de contamination qui « se fait aussi par la canal des liquides corporels
autre que le sperme, en particulier, la salive et la sueur ». il s’agit
d’anciennes croyances sur les « humeurs », observées par Jodelet dans la représentation de la maladie
mentale. » Ces croyances […] rapportent la contagion par les liquides corporels à leur osmose avec
le sang el le sperme. Ainsi en va-t-il pour la maladie mentale dont le dégénérescence
affecte les nerfs, le sang et se transmet par la salive et la sueur ». Le
sida ou la syphilis se propageaient de la même manière dans l’esprit de ceux
qui adopteraient cette manière de penser, malgré les démentis des
scientifiques.
Cette résurgence des croyances archaïques s’opère
à la faveur d’un manque d’information. Mais sa force tient aussi à sa valeur
symbolique. Le danger du contact corporel est, depuis l’antiquité un thème récurant
du discours raciste qui utilise la référence biologique pour fonder l’exclusion
de l’altérité. Rappelons en effet, les funestes connotations de néologismes,
émanant des partis extrémistes comme « sidaiques » ou encore
« sidatorium ».
Terminons par un exemple sur les
perceptions autour de la maladie par le cas des femmes Tchadiennes. Leurs
opinions vis-à-vis du sida sont tributaires de la qualité de l’information reçue
sur cette pandémie. A la question de savoir si une personne en bonne santé
pouvait être séropositive, la majorité de femmes soit 57,5% pensent qu’une
personne en bonne santé ne peut être séropositive. La notion de séropositivité
semble assez mal perçue par les femmes et celles-ci conçoivent la maladie du
sida comme étant fatale. De ce fait, certaines femmes veillent sur la fidélité
de leurs partenaires et d’autres s’en remettent à Dieu pour assurer leur protection
contre le sida. C’est le cas des femmes Baguirmi et Tandjilé, l’exception est
faite chez les femmes instruites. Percevoir le sida comme une fatalité au Tchad
traduit le niveau extrême d’ignorance de la maladie. Les résultats de l’EDS montrent
que la résidence, l’ethnie et le niveau d’instruction sont des facteurs
déterminant pour comprendre que le sida est perçu comme une fatalité.
Bibliographie
- Mara Viveras : la relation entre médecines et maladies, in sociétés, Developpement et santé, Didier Fassin et Yannick Jaffre et Al, Edition Marketing/ Ellipses, 1990
mardi 7 mai 2013
PRESENTATION GENERALE DU SIDA
Le SIDA (syndrome
d’immuno-defficience acquise) est la forme la plus grave de l’infection à HIV (virus
de l’immuno hummaine). Le virus le causant s’attaque au système immunitaire de
l’individu provoquant ainsi diverses maladies. Les manifestations de la maladie
sont diverses, il existe des formes mineures, intermédiaires et majeures de
sida. Il peut avoir une durée d’incubation variable, allant de quelques jours à
quelques mois voire des années. Les symptômes de la maladie, à un stade avancé
sont ceux qui retiennent (le plus l’attention
du public, car ils font du sidéen un malade à l’aspect plutôt
spectaculaire, et sont responsables de la psychose du sida, là où il existe.
Le virus responsable affaiblit le système de défense
de l’organisme et expose le malade à des infections diverses dues à des
bactéries, d’autres virus, champignons , toutes sortes de micro-organismes devant
les quels le sidéen n’a aucune
protection. C’est ainsi qu’il peut être sujet à des infections des poumons, du
cerveau, des intestins etc. au stade avancé de la maladie, les symptômes en
sont : un amaigrissement important, des éruptions cutanées (zona, infection
de la langue et de la bouche), de la diarrhée etc. mais ces symptômes, il
faudrait le préciser ne sont pas exclusifs au sida et peuvent être causés par
d’autres maladies. Ceci a d’ailleurs suscité chez l’homme de la rue un certain scepticisme
vis-à-vis de l’existence de la maladie ; puisqu individu pourrait
présenter ces symptômes et souffrir d’autres maux que le sida.
S’il n’y a aucun
médicament découvert pour traiter le
sida, il en existe cependant pour traiter les infections opportunistes qu’il cause,
ou ralentir leur évolution, ce qui permet de repousser l’échéance de ma mort
pour le sidéen (ARV). Le sida se transmet par voie sexuelle, sanguine et
périnatale ( de la mère à l’enfant). S’agissant de la contamination par voie
sanguine, elle peut se faire soit lors de la transfusion, soit par le contact
du sang infecté d’un individu sur plaie d’un autre individu (échange de
matériel souillé : seringue, lames etc.)
Nous terminerons par
une précision sur la signification du terme séropositif, qui ne s’applique pas
uniquement au sida, mais à toute maladie virale. On parle de séropositif
lorsqu’un test de laboratoire a certifié la présence dans le sang d’anticorps
spécifiques à un virus. Le séropositif pour le sida, c’est un individu dont le
test de dépistage du VIH s’est avéré positif. Ce qui signifie qu’il a été contaminé
et qu’il peut transmettre la maladie à d’autres mais ne manifeste pas encore
les signes de la maladie. Certains
porteurs sont séronégatifs, en raison du fait qu’aucun anticorps n’a, au moment
du test été manifesté. Pour la simple raison que le porteur se trouve dans une
période de séroconversion, pendant laquelle l’organisme fabrique ses anticorps
pour lutter contre l’infection. Pour le virus HIV, cette période peur varier de
3 à 12 semaines. Au Cameroun, le relevé du nombre de cas a commencé en 1985 et
sera suivi plus tard d’une surveillance sentinelle auprès des femmes enceintes,
un indicateur de population sexuellement active (Béat, 1993, pp 15-16)
bibliographie
Paulette Beat Songue :Sida et perceptions au Cameroun , paris
l’harmattan, 1993
mercredi 1 mai 2013
LA REFONDATION DES PROGRAMMES: QUELLE APPROCHE POUR LE CAMEROUN
L’approche par compétence est aujourd’hui
l’approche pédagogique que les enseignants camerounais doivent désormais appliquer dans les salles de
classe. Beaucoup ne savent pas exactement de quoi il s’agit. Alors cet article
est une tentative dans ce sens. Mais avant, nous allons parler des principales
entrées des programmes jusqu’alors utilisées. Il s’agit notamment de l’entrée
par les contenus, de l’entrée par les objectifs et de l’entrée par les compétences.
L’entrée par les contenus
L’entrée par
les contenus est la plus ancienne.la
matière à enseigner est présentée en termes de savoirs, de connaissances
ou de concepts que l’enseignant doit transmettre à l’apprenant. Les contenus
tiennent une place prépondérante et les savoirs sont enseignés pour eux-mêmes
et non pour être utiles dans la vie de tous les jours.
On a reproché à cette approche l’académisme
et la recherche de l’érudition, ce qui ne permet pas de cibler suffisamment les
enseignements.par ailleurs, cette conception engendre des disparités dans
l’enseignement d’une même leçon, d’un même concept, le contenu de la leçon
étant fonction de l’érudition de l’enseignant.
L’entrée par les objectifs
L’entré par les objectifs s’inspire de la
pédagogique par objectif qui consiste à découper les apprentissages complexes
en objectifs distincts à atteindre par l’élève. L’organisation des contenus
s’opère à partir des différentes catégories d’objectifs (généraux, spécifiques,
intermédiaires et opérationnels). Ces derniers ont permis d’avoir des visées
précises de l’enseignement en définissant des savoirs variés. L’enseignement
par objectifs permet de définir des comportements observables, mesurables et
structurés mais séparés les uns des autres et qui sont à développer chez
l’apprenant.
Plusieurs reproches sont faits à cette
approche notamment le nombre élevé d’objectifs, le morcellement des activités
de l’apprenant et l’accent mis sur le comportement de l’élève et non sur
l’utilisation à bon escient des savoirs.
L’entrée par les compétences
Elle se distingue nettement des deux
premières parce qu’elle préconise de placer l’élève au centre des
apprentissages et de lui donner une place d’acteur et non de consommateur.
Cette approche a été initialement retenue
dans la formation professionnelle et technique. Elle s’est ensuite généralisée
dans tous les secteurs de l’éducation. Elle trouve son application dans
différentes composantes tels les curricula, les manuels scolaires, le système
d’évaluation.
Depuis plus de dix ans, différents pays
(Algérie, Tunisie, Madagascar, Suisse, Québec, Mauritanie, Burkina, Gabon,
Bénin, France, Belgique, Liban…) se sont engagés dans des réformes de
programmes scolaires en termes de compétences.
Mais bien que usité, le mot compétence pose
beaucoup de problèmes au niveau de sa compréhension et le flou de sa définition
le rend pour l’instant exotique à la quasi-totalité des enseignants.
La compétence se définit comme l’ensemble des
capacités que les personnes mobilisent dans une situation donnée pour mener à
bien la tâche qui leur est confiée et résoudre les problèmes qui se posent à
elles. Plus simplement, la compétence est ce qui permet à chacun de réaliser
une tâche complexe.
Cet article est un extrait du séminaire
national des inspecteurs des sciences humaines, Yaoundé, Lycée Technique de
Nkolbisson
19-21 septembre 2007 portant sur la
refondation des programmes : quelle approche pour le Cameroun par Mme NGO’O Minna Adèle, IPN
vendredi 12 avril 2013
LES ÉLECTEURS DES SENATORIALES
Les électeurs pour le Sénat auront lieu le dimanche 14 Avril 2013 et j'entends beaucoup dans mon entourage qui disent qu'ils voteront . Alors je tiens à préciser que cette élection ne concerne que les conseillers municipaux.
En réalité, les élections municipales auraient du avoir lieu avant les sénatoriales car les mandats des maires actuels sont déjà terminés.
jeudi 11 avril 2013
FIN DU STAGE
Ce mercredi les évaluations de stage ont débuté au LBA au département d'info. il était question que tous les élèves fassent leurs cours théoriques le matin, et dans l'après midi, les cours pratiques. j'ai été la première à passer et je dois dire que j 'étais assez stressée avant l'arrivée de l'inspecteur qui nous a tous rassuré en nous conseillant de faire notre cours comme d'habitude.Les premières minutes passées, je me suis vraiment sentie à mon aise devant mes élèves qui d'ailleurs se sont très bien comportés.
j'ai dispensé mon cours( portant sur les bases de données en terminale C) pendant environ 30 minutes en présence de l'inspecteur et de mon encadreur ensuite , ils m'ont laissée terminer ma leçon et sont partis évaluer mon camarade dans une autre classe.
je dois dire que tout se passait bien jusqu'au moment où l'électricité a été coupée pendant que je faisait le cours pratique.
je me suis perdue car je ne savais pas vraiment quoi faire étant donné que je n'avais pas prévu de fiche de TP pour les élèves. Alors ce que j'ai fait , c'était de réviser tout le cours que nous avions fait.
A la fin, l'inspecteur m'a félicitée car il pensait que j'allais arrêter ma leçon avec la coupure d'électricité. Mais il m'a fait comprendre que j'aurai pu m’en sortir mieux que ça si j'avais préparé des fiches de TP et moi même j'ai pensé mais plus tard que j'aurai pu faire des dessins au tableau puisque ma leçon portait sur la création et la mise en forme de tableau sous Word. et là j'aurai montré toutes les mises en forme qu'on peut apporter à un tableau.
par ailleurs l'inspecteur nous a tous conseillé de toujours préparer des planches pour les cours théoriques car les dessins attirent et retiennent l'attention des élèves pendant un cours théorique qui semble le plus souvent ennuyeux.
en ce qui concerne les conseil de l'encadreur, il m'a fait comprendre que je traitais mes élèves comme mes enfants et que cela ne marchait pas avec les grands élèves car ces derniers ont besoin d'un peu plus de rigueur.
les évaluations étant terminées, je vais continuer à aller dispenser les cours jusqu'au vendredi 19 Avril 2013.
vendredi 5 avril 2013
ÉVALUATION DE STAGE
Bientôt les évaluations de stage vont commencer. alors que faut-il préparer comme document?
Rien de nouveau sauf qu'il faut organiser ses cours ( théorique et pratique) dans un document appelé document dévaluation. ce dernier comprend:
Rien de nouveau sauf qu'il faut organiser ses cours ( théorique et pratique) dans un document appelé document dévaluation. ce dernier comprend:
- une première partie intitulée dossier de l'inspecteur comprenant:
- la fiche de préparation de la leçon
- la fiche de déroulement de la leçon
- la fiche d'implantation du tableau
- la leçon proprement dite
- l'exercice et correction
- l'exercice de consolidation ( exercice à faire à la maison)
- une deuxième partie intitulée dossier de l'élève comprenant:
- la leçon du jour
- l'exercice
- l'exercice de consolidation
Ces deux parties sont identiques tant pour le cours théorique que le cours pratique. et il est conseillé de faire des impressions en couleur pour le document de l'inspecteur. Par ailleurs en faire trois exemplaires un pour l'inspecteur , un autre pour l'encadreur et enfin un pour nous même.
jeudi 28 mars 2013
lundi 25 mars 2013
mardi 12 mars 2013
QU'EST CE QUE LE SÉNAT?
la loi fondamentale dispose que le pouvoir législatif est exercé au Cameroun par le parlement. ce parlement comprend deux chambres:
comme l'Assemblée nationale, le Sénat légifère (vote des lois) et contrôle l'action du gouvernement. le Sénat siège en session ordinaire trois fois par an sur convocation de son président.
- l'Assemblée nationale ou la chambre basse
- le Sénat encore appelé la chambre haute
comme l'Assemblée nationale, le Sénat légifère (vote des lois) et contrôle l'action du gouvernement. le Sénat siège en session ordinaire trois fois par an sur convocation de son président.
samedi 9 mars 2013
LE SÉNAT AU CAMEROUN
QUE REPRÉSENTE LE SÉNAT?
la chambre haute du parlement représente les collectivités territoriales décentralisées, à savoir: les communes et les régions. Tandisque l'Assemblée nationale représente l'ensemble du peuple Camerounais. c'est pourquoi on la qualifie de représentation nationale.
LES MEMBRES DU SÉNAT
le Sénat compte 100 sénateurs contre 180 députés à l'Assemblée nationale. Chaque région est représentée par dix sénateurs dont sept sont élus au suffrage universel indirect sur la base régionale et trois nommés par le président de la république. Ce qui diffère de l'Assemblée nationale dont les députés sont tous élus au suffrage universel direct.
LES MISSIONS DU SÉNAT
en plus de ses missions principales, à savoir légiférer et contrôler l'action du gouvernement, le Sénat, par le truchement de son président, est appelé à jouer un grand rôle en cas de vacance de la présidence de la république, conformément à l'article 142 du code électoral. en effet, cet article dispose que "en cas de vacance de la présidence de la république pour cause de décès, de démission ou d'empêchement définitif constaté par le conseil constitutionnel, l'intérim du président de la république est exercé de plein droit jusqu'à l'élection du nouveau président par le président du Sénat, et si ce dernier est , à son tour, empêché, par son suppléant, suivant l'ordre de préséance du Sénat."
vendredi 8 mars 2013
RENCONTRE AVEC LE CHEF
Ce 08 Mars a été particulier pour les membres de mon groupe de mémoire et moi même. Nous avions un souci lié à la faisabilité de notre travail et pour ce faire nous avons décidé de rencontrer le chef de département après notre rencontre avec notre coencadreur qui nous a laissé sceptique. Mais arrivé dans son bureau, il ne nous a même pas donné la possibilité d'expliquer ce qui nous amenait là devant lui. Par contre il nous a fait comprendre en 45 minutes que nous faisions de la navigation à vue. Il nous a fait comprendre que dans un travail d’ingénierie il faut toujours organiser le travail en échéance et savoir exactement ce qui ressort à chaque échéance. Voici quelques recommandations qu'il nous a donné par rapport à tout travail d'ingénierie:
tout travail se fait en deux phases
Phase 1: recherche de la méthode pour l’élaboration d'une activité ( de là nous ressortons avec des livrables c'est à dire la méthode elle même et le rapport expliquant comment cette méthode a été trouvée)
Phase 2: mise en oeuvre de la méthode choisie ( pour chaque étape de la méthode choisie, rechercher sa méthode et la mettre en oeuvre jusqu'à ce que nous ayons balayer tout le grand thème).
Après toutes ces explications et recommandations, il nous a fait comprendre qu'en entrant dans son bureau, la prochaine fois, nous devrions lui présenter la méthode que nous avons choisi ainsi que le rapport relatif.
cette rencontre avec le chef nous a vraiment booster car nous savons exactement ce que nous devons faire à chaque fois car nous travaillions vraiment en désordre.
LES CONDITIONS D’ELIGIBILITE AU SENAT CAMEROUNAIS
Selon les
dispositions de l’article 220 de la loi no2012/001 du 19 avril 2012
portant code électoral « les candidats à la fonction de sénateur, ainsi
que les personnalités nommées à ladite fonction, doivent avoir :
- 40 ans révolus à la date de l’élection ou de la nomination
- Etre citoyen camerounais d’origine
- Justifier d’une résidence sur le territoire de la région concernée.
Quinze jours à
compter de la convocation du corps électoral, le candidat doit déposer une
déclaration de candidature en triple exemplaire, revêtue de sa signature
légalisée auprès de la direction générale des élections, avec copie du conseil
constitutionnel, selon les dispositions de l’article 164 du code électoral. Pour
ceux résidant en dehors de Yaoundé, les déclarations de candidature peuvent
être déposées auprès des démembrements territoriaux d’Elecam.
Selon l’article
165 du code électoral, la déclaration de candidature est accompagnée pour
chaque candidat titulaire ou suppléant de :
- Un extrait d’acte de naissance datant de moins de trois(03) mois
- Un certificat de nationalité
- Un bulletin no 3 du casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois
- Une déclaration par laquelle le candidat titulaire ou suppléant certifie sur l’honneur qu’il n’est candidat que sur cette liste et qu’il ne se trouve dans aucun cas d’inéligibilité prévu par la loi
- Un certificat d’imposition ou de non-imposition
- Une attestation d’inscription sur une liste électorale
- L’original de versement du cautionnement
- Une attestation par laquelle le parti politique investit l’intéressé en qualité de candidat
- Le candidat titulaire et son suppléant doivent conjointement verser au trésor public un cautionnement fixé à un million (1 000 000) de FCFA comme le prévoit l’article 166.
Paru dans CAMEROON tribune le mardi 05 Mars 2013;
jeudi 7 mars 2013
JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME
Historique de la journée internationale
de la femme
La Journée
Internationale de la Femme puise ses origines dans les années 1900, alors que
l’Histoire Mondiale est témoin de l’intensification de l’industrialisation, la
croissance de la population et la vulgarisation des idéologies radicales. De nombreuses versions de cette
célébration existent : fête politique, évènement parrainé par les Nations Unies
mais aussi par divers autres Pays, la Journée Internationale de la Femme est
célébrée depuis plus de 90 ans.
En 1975, les Nations Unies parrainent cette célébration qui
donne l’occasion de lancer des débats critiques revendiquant l’égalité pour
toutes les femmes. Mais c’est en 1977 qu’une résolution des Nations Unies
consacre le 08 Mars comme la Journée célébrant les droits de la Femme.
Cependant,
en dépit des progrès réalisés partout dans le Monde, on continue à observer des
violations flagrantes des droits de la Femme. C’est pourquoi, cette Journée est
également l’occasion de faire un bilan sur la situation des Femmes et de mener
Campagne pour le Changement.
Cette journée n’est pas qu’une célébration, c’est avant tout
une Commémoration de la Lutte des Femmes dans le Monde entier pour le respect
de leurs droits et pour une participation accrue dans la société et dans la
politique ; mais c’est également un moment de réflexion sur le chemin accompli
et sur ce qui reste encore à faire.
Le thème
choisit cette année est : « élimination et prévention de toutes
formes de violence à l’égard de la femme et de la fille ». Ce thème est
assez évocateur pour certains mais pour d’autres il reste beaucoup de zones d’ombres
car chacun selon sa culture, son niveau social a sa perception de la violence. Qu’en
est-il exactement ?
La violence est une action par laquelle une personne tente d'établir un rapport de force
avec une autre personne. elle ne donne pas d'importance aux besoins et émotions
de l'autre. La personne utilisant des comportements violents force l'autre à
agir contre son gré et sans respecter ses droits. Elle est donc considérée
comme une tentative pour contrôler les autres.
Les différentes formes de violences
- Les violences
psychologiques
Bien qu'«invisibles», ces
violences sont profondément destructrices car elles
atteignent la victime dans l'estime qu'elle a d'elle-même. Elles la
plongent dans un climat de tension permanente, de peur et d'isolement.
L’agresseur peut se présenter comme celui qui sait, qui dicte ce qu’il faut
faire, qui fait passer sa femme pour folle, qui critique ses pensées ou ses
actes, qui menace de représailles ou de suicide… Il atteint son but en
l'humiliant ou la terrorisant pour qu'elle se conforme à ses exigences et
accepte tout par peur qu’il ne mette ses menaces à exécution.
- Les violences
physiques
Lorsque les menaces ont échoué
ou ne sont plus suffisantes pour soumettre l’autre, l’auteur passe aux coups. Les violences physiques ont pour objectif de
contraindre l'autre à se soumettre, par la force puisque les insultes, les
intimidations, le chantage...n'ont pas contraint la victime qui résiste. La
violence physique peut intervenir de façon régulière, ponctuelle ou même de
manière exceptionnelle.
- Les violences
sexuelles
Elles sont les moins dénoncées
car toujours associées au devoir conjugal. Ses conséquences sont destructrices
car elles blessent la
femme dans son être intime. La victime peut être insultée, humiliée ou
brutalisée pendant un rapport sexuel, ou contrainte à l’acte sexuel : c’est un
viol. Ces violences peuvent aussi prendre d’autres formes : obligation d’agir
selon les fantasmes du partenaire, prostitution, partenaires multiples…
- Les violences
économiques
Cette pratique place la victime dans une
situation infantile en
lui distribuant de l’argent, en lui demandant ce qu’elle en a fait et en
vérifiant tous les achats avec les factures. C’est un moyen de la contrôler en
limitant ou supprimant son autonomie financière : pas d’argent pour acheter ce
dont elle a besoin pour les courses, pas de possibilité de prendre le bus pour
aller voir des amis, chercher du travail ou apprendre le français…
Les lieux de
violences
·
Le
lieu de travail
·
A
la maison
·
A
l’école
Les conséquences
de la violence
Les conséquences
de la violence sont nombreuses et elles sont fonction du types de violence
subit pat la personne. Ici nous donnons une liste non exhaustive de ces
conséquences : anxiété, la perte d’estime ou de confiance en soi ; la
honte, la peur constante, la difficulté à s’affirmer, le suicide, comportements
agressifs, repli sur soi, perte d’appétit, isolement social, trouble de la
santé etc…
Comment
expliquer la violence accrue dans notre société ?
Il suffit de
voir combien les films de violence attirent les gens, les jeux ou les jouets
les plus offerts aux touts petits concernent la guerre, les combats, nous
voyons dans les boutiques de jouets les chars de guerres, les fusils, et toute sorte d’objets symbolisant la
violence. Alors, rappelons que l’homme ne nait pas violent mais ce sentiment et
cette habitude s’installe suite à l’environnement dans lequel l’on vit. Alors,
il apparait aujourd’hui presque légitime pour certains d’exercer la violence,
les rapports sont ceux de force.
Alors penser que
la violence puisse être diminuée ou finir n’est que pure utopie car nos
familles éduquent à la violence consciemment ou inconsciemment. Il serait peut-être
temps de revoir l’éducation qui est donnée aux enfants : pour le jeune
garçon savoir qu’il est le protecteur et pour la jeune fille savoir qu’elle n’est
pas une victime qui doit tout accepter sans revendiquer ses droits en tant qu’être
humain.
La célébration
au Cameroun
Nous parlions
tantôt d’éducation, il est assez déplorable de constater que nombreuses sont
celles qui pensent que la journée mondiale de la femme est le jour du libertinage,
le jour où il faut porter le pagne et faire la fête. Très peu sont celles qui
connaissent le thème de l’année. Alors que cette journée est un moment de réflexion afin
de trouver les voies et moyens pour améliorer la condition des minorités et
faire le bilan sur tout ce qui a déjà été fait. Fort est de constater que très
peu de femme assistent aux tables rondes organisées à cet effet.
Il serait peut
être temps de mettre fin au port du pagne et se pencher réellement sur les
questions pertinentes concernant la condition de la femme.
Sources:
Sources:
www.journeedelafemme.com/historiquejf.htm
www.parolesdados.be/...violence/differents-types-d
mercredi 20 février 2013
J'AI DISPENSE MES PREMIERS COURS
Cette semaine, j'ai dispensé mes premiers cours en classes de première et sixième. je dois dire que ce n'était pas évident surtout la préparation de ces leçons. j'ai passé tout le week-end à préparer trois cours et jusque là je ne suis vraiment pas très satisfaite du travail que j'ai fais.
Alors pour le premier cours théorique que j'ai donné en première, mon encadreur m'a attribué une note de 13/20, bon! ce n'est déjà pas mal pour un début comme il l'a dis lui même. Donc, j'ai encore des efforts à fournir surtout au niveau de l'utilisation du tableau et de la discipline des élèves en classe. Je compte donc mettre en pratique les conseils qu'il m'a donné après ce premier cours afin de m'améliorer.
En ce qui concerne le cours pratique que j'ai dispensé en classe de cinquième, c'était très pénible, au bout de deux heures de cours , j'avais l'impression d'avoir travaillé pendant toute une journée sans repos. Mais je vais m'habituer car c'est cela que je suis appelée à faire toute ma vie.
je voudrais revenir sur la préparation des cours pour dire qu'une bonne préparation rend la dispense du cours facile car l'on sait exactement où on va et à quel moment faire quoi. bref, on ne fait pas la navigation à vue car on a une feuille de route qui guide toutes nos activités pendant la période que va durer le cours.
Alors je conclus ici en disant qu'un cours bien dispensé est d'abord un cours très bien préparé.
samedi 9 février 2013
SUJET DE MEMOIRE
Enfin, vendredi 08 Février 2013, nous avons obtenu nos sujets de mémoire de fin d'études. Alors, nous sommes un groupe de trois(03) et notre sujet porte sur la conception et la réalisation d'un didacticiel d'apprentissage de l'éducation à la citoyenneté en classe de cinquième.
Avant de proposer ce sujet , nous avions fait un travail préliminaire qui consistait à prendre connaissance du contenu du programme de cette discipline et de rencontrer une personne ressource qui pouvait nous assister dans ce travail. Nous avions également pris connaissance d'un travail qui avait déjà été fait au département d'informatique portant sur l'éducation à la citoyenneté.
Le sujet ayant obtenu un avis favorable, nous allons vraiment nous mettre au travail et nous avons eu une séance de travail à la fin de laquelle nous avons décidé de :
Puis nous verrons la suite!!!
- rencontrer notre co-encadreur afin d'obtenir un document attestant qu'il nous assisterai dans ce travail
- faire des recherches sur les concepts d'un didacticiel
- recenser la bibliographie relative
- recenser les outils pour la réalisation d'un didacticiel.
MES IMPRESSIONS APRES UNE SEMAINE AU LYCEE
Voici déjà une semaine que je vais au lycée bilingue d'application et j'ai travaillé avec la grande majorité des enseignants du département d'informatique.
Je dois dire qu'ils sont tous jeunes( les enseignants du département) et très ouverts, ils ont répondu à toutes nos préoccupations concernant notre séjour dans cet établissement. Nous nous sentons tous intégrés et acceptés par ceux qui nous encadrent, donc de ce côté là, il n'y a pas de problème.
En ce qui concerne les élèves, je dois dire que chaque jour je suis de plus en plus surprise car on se croirai dans une foire lorsque l'on est à l'établissement. Les élèves sont toujours dehors, pendant le cours, il y en a qui sortent carrément par la fenêtre, on ne dirai même pas qu'il y a des surveillants.
Alors ce que notre AP¨fait c'est qu'il laisse ceux qui veulent sortir y aller mais ces derniers ne sont plus acceptés dans ses classes et par conséquent ne restent que ceux qui veulent vraiment travailler mais aussi, les effectifs sont plus faciles à gérer au niveau de la salle d'informatique car il n'y a pas assez d'ordinateurs.
Concernant la discipline informatique dans son ensemble, j'ai pu constater que les élèves ne sont pas motivés du tout, ils font cette matière par contrainte.Au niveau de l'établissement, l'informatique n'est pas considérée comme une matière au même titre que les autres ce qui fait que les heures allouées sont approximatives et les enseignants sont obligés de faire des cours entre 7h00 du matin et 8h00 avant le début officiel des cours ou alors à la fin de la journée entre 15h00 et 16h00.
Il devient ainsi très difficile car les conditions, l'environnement n'encouragent pas les enfants à prendre cette discipline au sérieux et c'est un combat quotidien que les enseignants sont obligés de mener. Parfois, quand c'est l'heure du cours d'informatique, l'enseignant est obligé de faire le tour de l'école afin d'amener les élèves en salle de TP.
Inscription à :
Articles (Atom)